Trois siècles d'évolution du site "Le moulin de la Pauze"

 

En 1763, un François Berry et un Léonard Decloux exploitent un troisième groupe de constructions (36°) dénommées les métairies avec écuries, granges et une boulangerie équipée d’un four à pain. Dans les documents s’y rapportant, aucune allusion à l’eau, mais il est précisé qu’elles donnent directement sur des terres cultivées. Ceci nous les fait situer côté droit en remontant le chemin du loup, en un lieu dénommé « les Pelades », où jaillissait une fontaine réputée par la qualité de ses eaux, et où subsiste encore, pour qui sait les trouver dans les ronces, des vestiges de murailles.

Il est probable que les matériaux de ces constructions ont servi à remblayer l’actuel chemin (12°) qui rejoint par un raidillon la route quelques dizaines de mètres plus à droite de l’ancestral chemin creux. C’est à cet endroit qu’une légende peu vraisemblable fait déboucher le mythique souterrain qui relierait la Pauze à la maison forte du Port.

Le chemin du loup traversait une forêt, au beau milieu était une argilière (37°) bleue dont les extractions étaient précieuses pour colmater les batardeaux et pour soigner les pieds des chevaux. Après une première montée, un embranchement conduit au vieux village de la Pauze, où très récemment furent mis à jour des sépultures mérovingiennes. Le père abbé de La Peyrouse possédait une maison dans le hameau, peut être en lieu et place de la maison bourgeoise désignée aujourd’hui par « le château de la pauze ».

 

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Voici un exemple de remaniement complet d’un lieu pour les besoins de l’homme, et ceux qui croient que notre environnement actuel nous vient de la nuit des temps se trompent.

Dans le cas étudié ici, si Boradobouro revenait aujourd’hui à l’emplacement de son moulin, il ne pourrait pas se croire chez lui. Et à l’inverse, un de nos contemporains habitant de Saint Méard, se retrouvant égaré dans le « pré du marché » en 1731, n’aurait aucune chance de retrouver sa route dans le dédale des atiers, et ceci alors que trois siècles et dix générations seulement nous séparent.

La Pauze, le 15 novembre 2003

Alain Mazeau

 

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